Et vous ?

Pensez-vous que la FinTech puisse faire concurrence aux banques ?

Sondage FinTech banque avis des français

Plus de 4 français sur 10 sont prêts à adopter des services financiers alternatifs selon le sondage Syntec Numérique Odoxa. En effet, s’ils ont encore besoin d’être convaincus du niveau de sécurité de ces technologies, les français se déclarent prêts à recourir aux FinTechs.

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Comme nous sommes curieux par nature et concernés par vos attentes, nous avons décidé de poser la question aux utilisateurs de Payname. Une cinquantaine de personnes (65 % d’hommes et 35 % de femmes pour un âge moyen de 35 ans) a répondu à cette enquête et nous les remercions…

La FinTech a déjà quasiment convaincu la moitié des français

Le paiement mobile, les banques en ligne et le crowdfunding sont trois exemples de ce que l’on appelle les FinTechs. Le sondage Syntec Numérique Odoxa montre que :

  • 42 % des Français sont prêts à adopter des services bancaires en ligne ne s’appuyant pas sur un établissement physique,
  • Pour 49 % des Français, la disparition des nombreuses « paperasses » administratives constitue le principal avantage des « FinTechs ».

Déjà sensibilisés à la pratique du cobanking, les participants à notre enquête répondent en majorité « OUI » (83 %), à la question, « pensez-vous que les startups de la FinTech comme Payname puissent faire concurrence aux banques traditionnelles ? »

Les principales raisons de cette [quasi] unanimité :

  • L’innovation (24 %)
  • La réduction des frais (16 %)
  • L’efficacité (16 %)
  • La mauvaise réputation des banques (11 %)
  • La transparence (9 %)

En revanche, lorsqu’on évoque la possibilité que la banque se fasse éjecter par la FinTech, une majorité de « NON » l’emporte (67%). Les favorables au « OUI » croient à une révolution sur du long terme (17 %) et ils ont souvent une mauvaise image des banques (17 %).

Des craintes légitimes

En ce qui concerne les plus frileux, nous obtenons des arguments différents du sondage Syntec Numérique Odoxa qui annonce que, pour 58 % des personnes interrogées, la crainte se positionne sur la confidentialité des données, notamment s’il s’agit de données bancaires. Juste derrière, on note une inquiétude vis-à-vis de l’absence de contact humain et de convivialité à 57 %.

Quant aux principaux arguments avancés par nos répondants, ils sont relatifs à :

  • la règlementation et la lourdeur structurel de la banque : impossible sur les grosses actions, problème règlementaire (26 %)
  • l’importance de la relation avec un conseiller (13 %)
  • la confiance à gagner (10 %)

Arguments freins fintech

Ces inquiétudes semblent tout à fait logiques et légitimes puisque l’on parle de notre argent à tous. Ainsi la confiance, la confidentialité, la transparence, le respect de la règlementation, la proximité et la sécurité sont essentiels. La question est : les acteurs de la FinTech sont-ils capables de répondre à ces problématiques ?

Un besoin de clarté sur ces nouveaux services en ligne

Effort de pédagogie FinTech

Comme toute innovation, les acteurs de la FinTech devront expliquer, rassurer et prouver qu’ils sont à la hauteur. Par exemple, toujours selon l’étude Syntec Numérique Odoxa, seuls 9 % des sondés perçoivent la possibilité d’un service mieux adapté à leurs besoins grâce à l’analyse des données en temps réel. Un effort de pédagogie envers les utilisateurs s’impose et nous usons de notre droit de réponse pour éclaircir le côté obscur de la FinTech !

  • Une réglementation stricte

Il faut savoir, qu’au même titre que les banques, la FinTech est également réglementée et sujette aux accréditations, notamment par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Les startups de la FinTech disposent d’une structure légère et d’un ADN « innovation » offrant ainsi la capacité à développer des offres moins chères adaptées aux nouveaux usages tout en respectant la réglementation; là où les banques pensent réglementation avant de penser produit. Toute FinTech agréée par l’ACPR doit respecter la sécurisation des paiements, la confidentialité des données. Elle lutte également contre la fraude et le blanchiment d’argent.

  • Vive la proximité

Trop de technologie tue la technologie ! Mais un contact humain, ce n’est pas non plus obtenir un rendez-vous en agence avec un conseiller qui s’avère être un vendeur de produits financiers et non une aide précieuse… Et les français plébiscitent Internet et désertent leurs agences : un quart des Français ne vont plus en agence !

Technologie et proximité ne sont pas incompatibles. De nombreuses FinTechs mettent au coeur de leur modèle la proximité et l’accompagnement. La plateforme de crowfunding (financement participatif), Wiseed, garantie une gestion optimale de chaque investissement, une sélection et un accompagnement sur mesure de chaque projet et assure donc un suivi et un conseil adaptés, rigoureux et privilégiés auprès de chaque entrepreneur. Le contact humain passe d’abord par l’écoute et la réactivité de prise en considération des besoins et des attentes de chacun, que ce soit physiquement, par téléphone, par mail ou à travers les réseaux sociaux. Quelques FinTechs mettent également en place des rendez-vous réguliers pour aller à la rencontre de leurs membres. C’est notamment l’ambition de la revue du cobanking et du Café du cobanking.

  • La confiance : ciment indispensable entre une FinTech et ses utilisateurs

La confiance se gagne avec le temps et se travaille au quotidien. Les FinTechs souffrent de leur jeunesse. Elles doivent faire leurs preuves, interagir avec leurs utilisateurs, être à l’écoute de ces derniers et surtout faire le choix de la transparence sur leurs objectifs et leurs aspirations. L’honnêteté est au coeur des nouveaux usages numériques et collaboratifs. La responsabilité des données utilisateurs joue un rôle décisif. Les utilisateurs confient leur argent et la plupart se sentent trompés par les banques. La façon dont les FinTechs utilisent les données est capitale pour construire la confiance et pérenniser leurs innovations.

  • Il faut distinguer la FinTech dite « indépendante » de la FinTech « exclusivement technologique »

Les banques sont au capital d’une FinTech sur deux. En mettant la main sur les FinTechs, elles conservent le monopole bancaire et tuent l’innovation dans l’oeuf.

Les FinTechs indépendantes vont au delà de l’innovation technologique. Elles se sont données la vocation de changer le système et d’aller à l’encontre du rachat des FinTechs par les banques.

Le cobanking révèle une identité forte contre le monopole des acteurs bancaires traditionnels. Les ruptures technologiques doivent être en cohérence avec les attentes des utilisateurs qui retrouvent autonomie et maîtrise de leurs finances personnelles. Le cobanking c’est d’abord une question de principes, de valeurs et d’éthique.