Le Coup de Coeur

France Barter : la FinTech collaborative inter-entreprises

France Barter Fintech de troc collaboratif inter-entreprises

Pour cette troisième édition de la revue du cobanking, l’équipe a choisi une FinTech au positionnement inédit : l’échange inter-entreprises de biens ou de services, sans toucher à leur trésorerie.

France Barter est le troc collaboratif des entreprises

France Barter propose une nouvelle monnaie des entreprises, pour les entreprises par les entreprises. L’échange inter-entreprises, ou « Barter », est un outil de développement innovant et collaboratif pour les entreprises de toute taille. Il permet de financer certaines dépenses ou projets d’achats directement en échange de leur production, sans sortie de trésorerie.

Face à des banques réticentes à financer l’économie, nous proposons un outil de financement collaboratif pour les entreprises : le barter

Les fondateurs de France BarterSamuel Cohen et Arthur Bard, se positionnent sur la tendance de la finance participative en proposant un nouveau mode de financement atypique aux TPE/PME, au  travers d’un réseau commercial qui dispose d’une monnaie virtuelle permettant d’apporter de la flexibilité aux échanges.

Une entreprise qui s’inscrit sur le réseau France-Barter peut vendre ses marchandises ou services à l’un des membres du réseau. La vente est enregistrée comptablement (avec TVA) et l’entreprise est créditée sur son compte France Barter en Barter Euros. Elle peut ensuite librement dépenser ses crédits auprès des autres entreprises membres (si elle a 6000 B€ elle peut en utiliser 2000 pour acheter des services d’impression, 1500 pour bénéficier de conseils juridiques, etc).

FinTech : France Barter réseau d'échanges BtoB

On aime :

  • le réseau social qui met en relation les dirigeants pour faciliter les affaires
  • le retour du « troc » sur une place de marché innovante, en ligne
  • un mode de commerce alternatif sous forme d’échange multilatéral

Le réseau France-Barter n’a pas vocation à remplacer le commerce classique dans lequel on engage de l’argent en numéraire. Il représente un vrai levier pour se développer en travaillant différemment. Ce réseau s’inscrit dans le mouvement de l’économie collaborative avec la volonté de fédérer un maximum d’acteurs et de mutualiser les ressources/besoins.

Les entreprises ont l’opportunité d’acheter avant de vendre. France Barter supporte la trésorerie à l’aide d’un algorithme qui référence toutes les offres et les besoins d’une entreprise et ainsi pilote les activités selon la loi de l’offre et de la demande.

Une alternative engagée face aux banques

France Barter se place comme une alternative aux banques traditionnelles souvent réticentes à financer les projets et notamment les dépenses courantes (BFR). L’entraide et l’aspect collaboratif de la plateforme donnent une nouvelle dimension aux échanges inter-entreprises. France Barter est née en 2014 sous forme de “Société Coopérative d’Intérêt Collectif” (SCIC). Ainsi sur le montant (235€/an) de leur adhésion au réseau, les entreprises peuvent dédier 100€ de parts pour devenir sociétaires et être impliquées dans la gouvernance du projet.

Samuel Cohen souligne que « la force du monopole bancaire, le statut d’établissement de crédit et le lobby bancaire, rendent la tâche difficile aux FinTechs, plus que dans n’importe quel autre secteur d’activité« . Au demeurant, il précise que l’émergence par le web de nouveaux services et notamment de services de financement alternatif est bien là…

Dans la veine du Café du cobanking, la force de France Barter est d’avoir constitué un réseau de conseillers pour approfondir la connaissance des besoins des membres et chercher les prestataires adéquats qui n’auraient pas encore intégré la plateforme. Comme quoi, technologie et proximité ne sont pas incompatibles !

Fidèles à leur engagement, les fondateurs financent ce projet ambitieux et prometteur à travers une campagne de crowdfunding, dit financement participatif, sur la plateforme Wiseed. Nous on a voté… et vous ?