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La consommation collaborative vue par un étudiant

Témoignage d'un étudiant sur la consommation collaborative

Nous avons eu le plaisir et l’opportunité d’échanger avec Quentin 23 ans, étudiant en Master 2 « nanosciences » à Paris Sud (SupOptique) qui a eu la gentillesse de nous donner sa vision de la consommation collaborative.

Quentin résume la consommation collaborative en 3 points :

  • C’est la mise en relation de deux parties, qui favorise les échanges conviviaux gagnants/gagnants. On n’est plus en face d’une entreprise, dans une relation classique client-vendeur : on se rend des services entre particuliers.
  • Ces nouveaux modes de consommation permettent de minimiser les frais pour les deux parties. Par exemple, pour le conducteur comme pour le passager, le covoiturage est, à priori, plus économique que le train.
  • La consommation collaborative réduit l’impact négatif sur l’environnement en optimisant les ressources (financières ou matérielles).

Une première expérience réussie

En classe préparatoire scientifique à Tours puis à l’ENS (École Normale Supérieure) à Lyon, Quentin se déplace beaucoup pour ses études. Au départ, sa 1ère expérience de covoiturage s’est faite naturellement pour des raisons financières lorsqu’il souhaitait retourner dans sa famille le weekend. Il découvre alors le site covoiturage.fr qui s’est ensuite transformé en BlaBlaCar pour, selon son témoignage, gagner en ergonomie et en praticité.

Je n’ai pas eu d’angoisse particulière, j’ai essayé tout simplement. C’était un test et la 1ère expérience a été très positive.

À l’époque, il n’est pas conscient que cette pratique relève de la consommation collaborative. Il découvre la signification du terme dans la 1ère revue du cobanking qu’il reçoit chez lui en juin 2015.

Aujourd’hui, il est covoitureur régulier pour des raisons financières et il est curieux de découvrir de nouveaux domaines qui lui ouvrent de nouvelles perspectives : « il y a une semaine, j’ai échangé avec un photographe et avant-hier avec un auteur de dessin animé pour la télévision ». La consommation collaborative permet d’apprendre sur les autres et d’enrichir ses connaissances.

Il cite cependant une expérience un peu décevante sur un trajet entre Massy et Tours : « les personnes n’ont pas décroché un mot du voyage… Ce sont des choses qui arrivent. C’est comme pour tout, parfois le feeling passe, parfois non ! La discussion n’est pas une prérogative mais c’est quand même plus convivial… »

Après quelques expériences de covoiturage, Quentin s’inscrit sur AirBnb à l’occasion d’un déplacement pour passer un concours à Paris. Avec trois de ses collègues, il loue un appartement pendant 1 semaine. La propriétaire les accueille et leur explique les règles de vie : « la confiance s’est tout de suite installée. L’appartement était plus agréable qu’une chambre d’hôtel standardisée. Nous étions dans les meilleures conditions pour passer notre concours. Quoi de mieux qu’un lieu vivant, un lieu qui a une âme et une histoire ? ».

La location plutôt que la propriété

Quentin estime avoir changé sa façon de consommer grâce aux plateformes collaboratives qui placent les deux personnes à égalité : « je vois un véritable intérêt d’un intermédiaire qui relie des particuliers de manière rassurante et sécurisante ».  Le design et l’ergonomie de ces plateformes comptent beaucoup pour lui : « je serais plus enclin à changer mes habitudes si le site me propose le nécessaire dans un premier temps ». Un site au design épuré avec un service simple et rapide sera plus séduisant à utiliser au quotidien.

Pour une utilisation occasionnelle d’un bien ou d’un service, ce n’est pas utile, ni intelligent d’acheter : autant prêter et louer…

Au fond, il adhère à ces pratiques collaboratives car il aime le principe de la location, c’est-à-dire l’usage qui prime sur la propriété. Il connait la consommation collaborative pour le logement, la voiture ou encore une remorque et il pense qu’elle peut s’appliquer à tous les secteurs.

La consommation collaborative se démocratise mais…

Quentin a une vision très positive concernant l’avenir de la consommation collaborative. Selon lui, la consommation collaborative se démocratise dans tous les domaines que ce soit dans le transport, l’hébergement et même la location de matériel comme e-loue.com par exemple. Il soulève cependant un potentiel frein : les commissions excessives que prélèvent certaines plateformes (jusqu’à 20%).

Quentin démontre, par ses expériences passées, que la base de la consommation collaborative est la confiance. Il se pose une question : « Peut-on empêcher tous les risques ? » et répond qu’il est impossible « d’éviter toutes les dérives » Cependant, il précise que l’on peut surement « mettre en place des choses pour réduire certains problèmes et filtrer les comportements inappropriés« . Il compare alors la gestion des avis sur 2 plateformes collaboratives différentes. À la différence d’AirBnB où les avis sont masqués tant que les deux parties n’ont pas soumis leurs commentaires, le système mis en place par BlaBlaCar incite les utilisateurs à mettre des commentaires positifs par peur de « vengeance » : « si je poste un commentaire négatif, l’autre fera sûrement de même donc je pense que ça peut me porter préjudice à tord ». Sur AirBnB, le système de notation est plus juste, ce qui permet, selon lui, un affichage authentique des profils. Les commentaires sont masqués dans un premier temps. Ils ne sont « gravés » sur le profil des utilisateurs seulement lorsque toutes les personnes ont donné leur avis sur la prestation.

Il pense également aux assurances : « sur BlaBlaCar il y a une assurance pour les covoitureurs, je ne me suis pas encore renseigné mais c’est très certainement un axe pour améliorer la confiance« .

Enfin, le cobanking est un facteur essentiel. Pour Quentin, « si les gens renseignent leurs numéros de carte bancaire sur le site, il y a moins de risques de se faire arnaquer ».  Le cobanking permet de garantir et de sécuriser le bon déroulement du service grâce au pré-paiement. C’est également très pratique pour gérer son argent lorsqu’on est plusieurs à louer un bien par exemple. Il utilise Splitwize pour calculer les dépenses de chacun et Payname pour partager les frais.

Encore merci à Quentin pour son retour d’expérience qui, on l’espère, vous donnera envie de changer votre manière de consommer à l’avenir.

Retrouvez Quentin sur BlaBlaCar pour partager votre prochain trajet : http://bit.ly/1L21Kj8